Vœux de Jean-Pierre NICOLAS, député de l’Eure LE NEUBOURG 26 01 2012
Comme chaque année, nous étions nombreux, près de 840, à la salle du Haut Phare au Neubourg pour feter cette nouvelle année dans une ambiance conviviale.
Retrouvez ci dessous mon discours, ainsi que celui de Paul Delachaussée, Maire du Neubourg, qui a eu la gentillesse de nous accueillir.
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Mesdames Messieurs Chers Amis,
Laissez-moi vous dire tout le plaisir, la joie et l’honneur que vous me faites par votre présence ici ce soir
Nous sommes sans cesse plus nombreux puisque nous sommes quasiment 800, c’est un signe de reconnaissance auquel je suis particulièrement sensible
Aussi du fond du cœur, sans artifice, je vous adresse mes plus chaleureux remerciements.
Avec Marie Agnès Lecleir ma suppléante, c’est pour nous un honneur et un plaisir de vous accueillir. Merci à toute l’équipe qui m’appuie pour mieux vous servir et qui a préparé cette soirée à votre intention : Jean, Lysiane, Raoul, Albert, Marie-Noëlle René, Annie, Romuald, Les Martine, Marjorie et les autres.
Je veux bien sûr saluer tous les élus, tous les représentants des autorités civiles, militaires et religieuses, les représentants des chambres consulaires, tous les chefs d’entreprise, commerçants, artisans et représentants de ce monde irremplaçable que constituent les associations quelle que soit leur vocation et bien sûr vous tous chers militants et amis de cette armée des ombres qui êtes à mes côtés quel que soit le sens du vent et des circonstances. Votre crédo, à vous, c’est la loyauté et votre engagement, votre fidélité, me portent dans un parcours politique auquel je ne me destinais pas mais auquel j’ai pris intérêt avec passion car il s’agit de servir la République, mes concitoyens et cette circonscription à laquelle je suis viscéralement attaché. D'ailleurs, j'avais décliné en 2007 la proposition de JLD de lui succéder dans la 1ère circonscription de l'Eure, réputée plus facile pour nos couleurs. Je considérais qu'en acceptant, je n'aurais pas été loyal avec les gens qui m'avaient fait confiance en 2002.
Je serais un parfait ingrat si je n’adressais pas à Paul Delachaussée maire du Neubourg d’abord des félicitations pour la nomination de la ville du Neubourg dans le cadre de la démarche citergie et des remerciements appuyés pour son accueil amical. Merci Paul et merci également à la Présidente de l’OMS et tous ses collègues, merci Marie Noëlle, merci François qui ont mis à disposition ce gymnase, puisque c'est désormais coutumier, et je m'en réjouis, la salle du haut phare est trop exigüe pour vous recevoir.
Cette présentation de vœux, au-delà des sentiments, je la veux républicaine, indépendamment des origines, des parcours et des convictions des uns et des autres. Ce sont les vœux fraternels du Député de la 2ème circonscription de l’Eure dans le respect de ses engagements : c'est-à-dire être le député de TOUS. Cet engagement constitue pour moi le marqueur de mon activité et il s’est renforcé au fil des mois car je suis persuadé que nous avons un besoin indispensable d’unité nationale devant les défis qui se profilent et je veux pouvoir regarder chacun de mes concitoyens dans les yeux parce que je suis fidèle à mes engagements d’écoute et de disponibilité.
Mais auparavant, en ce début d’année, c’est du fond du cœur que je vous adresse ainsi qu’à ceux qui vous sont chers mes vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année.
Comme vous, j’ai une pensée particulière pour ceux et celles qui souffrent, sont dans la peine ou dans l’angoisse. Comme vous je souhaite vivement que 2012 leur apporte rapidement le réconfort, l’apaisement et la sérénité auxquels légitimement ils aspirent.
Comme vous j’ai une pensée émue pour nos soldats assassinés en Afghanistan. Inclinons nous d’abord devant leur dépouille et la douleur des familles. Toute tentation de récupération politique étant pour le moins à mon sens déplacée.
Comme vous j’ai une pensée émue pour les victimes du naufrage du Costa Concordia.
Comme vous je souhaite que les révoltes de la rue arabe, Tunisienne, Egyptienne, Libyenne Syrienne permettent à ces pays de trouver une stabilité démocratique en évitant toute effusion de sang. Je pourrais hélas multiplier les exemples car je ne souhaite pas présenter des vœux avec un angélisme béat mais tout simplement présenter des vœux de responsabilité en constatant, en mesurant et en espérant.
Le terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy est proche même si d’importante décisions seront prises dans les jours prochain mais, d’ores et déjà, nombreux sont les enseignements que l’on peut en tirer.
En 2007, Nicolas Sarkozy avait reçu mandat de moderniser la France. Ce mandat a été accompli avec courage, avec sa personnalité, mais toujours au service de la France.
Mais l’histoire a imposé un autre mandat qui n’était pas prévu : celui de répondre à la pire crise financière et économique depuis les années 30. Cette crise a bousculé les objectifs et réduit les marges de manœuvre. En quelques mois, la France s’est retrouvée en récession et tous ceux qui évaluent la situation actuelle en feignant d’oublier cette épreuve laissent planer des doutes sur leur intégrité intellectuelle.
Dans ce contexte, ce quinquennat fut un quinquennat de combat pour protéger la France et pour protéger les Français de la pire bourrasque économique et financière à laquelle il fallait faire face. Ce n’est pas une consolation mais nous avons enregistré une récession deux fois plus faible que la moyenne de celle de la zone euro.
D’ailleurs dans son rapport l’OCDE considère, je la cite, que le « plan de relance de la France a été bien conçu, mis en œuvre rapidement et qu’il a aussi permis d’amortir sensiblement le choc subi ». Quant au FMI, il a estimé, je le cite également que les « pouvoirs publics sont intervenus en temps opportun et de façon décisive »
Bien entendu, je n’aurai pas l’outrecuidance de vous infuser l’ensemble des textes législatifs qui en dépit de ce contexte ont été votés malgré nombre de soubresauts parfois légitimes. Permettez-moi cependant de mettre l’accent sur quelques uns qui me paraissent significatifs car ils démontrent que la France longtemps crispée sur quelques dogmes politiques réputés intouchables n’est pas rétive aux changements pourvu qu’ils soient de bon sens et conformes à l’intérêt général.
Ainsi le principe de l’autonomie des universités, autrefois honni fait désormais consensus et tous les acteurs s’en sont emparés avec résolution
Hier, le classement de Shanghai était considéré par la communauté universitaire et scientifique comme un affront, il est désormais considéré comme un défi.
La réforme des retraites malgré ses imperfections était indispensable. Il y a 15 millions de retraités, pour 1,5 millions d’entre eux les retraites n’étaient payées que parce que la sécurité sociale allait à la banque chercher un argent qu’elle n’avait plus. Est-ce que nous pouvions continuer comme cela ? Même si travailler 2 ans de plus sans augmentation des pensions de retraite n’enchante personne. Nous gagnons et c’est heureux une année d’espérance de vie tous les 4 ans. Si nous ne travaillons pas plus longtemps qui paiera nos retraites. Aujourd’hui, celles et ceux qui travaillent paient les retraites de ceux qui sont à la retraite. Mais demain ce sont nos enfants qui payeront les retraites de ceux qui travaillent aujourd’hui. S’ils ne travaillent pas assez longtemps qui paiera les pensions ? D’autres choix étaient possibles, baisser les pensions, augmenter les impôts, ce n’est pas le choix retenu parce que augmenter les impôts sur le travail c’est moins de travail en France. Dans ce débat, j’ai un regret, celui de ne pas avoir pu convaincre de la nécessité d’avoir une véritable passerelle entre la fin des droits ASSEDIC et le début du versement de la pension de retraite.
Dans les transports terrestres, le service minimum s’est imposé.
En matière de sécurité, la fermeté républicaine a d’abord enrayé l’augmentation de la délinquance + 17% entre 1997 et 2002 pour ensuite diminuer de – 16% depuis 2002 même si la recrudescence des cambriolages dans notre région malgré le remarquable travail des forces de police et de gendarmerie est irritante.
Dans les entreprises, l’intérêt pour les heures supplémentaires défiscalisées relativise celui pour les RTT, 9,4 millions de salariés ont bénéficié de ce dispositif pour un gain net de 400 € par mois en moyenne par salaire.
La réforme des Collectivités Territoriales a donné lieu, elle aussi à débats, informations, désinformations, mais elle devait se faire. Pouvions nous rester figés dans un enchevêtrement de structures désorientant nos concitoyens puisque 83% d'entre eux estiment que notre organisation administrative est trop compliquée et de surplus génère des coûts supplémentaires.
Le texte adopté est assez éloigné du texte initialement proposé par le gouvernement. C'est le fait du travail parlementaire que chers amis élus vous avez largement alimenté avec pertinence et bon sens ; soyez en remerciés et votre voix a été portée à l’Assemblée Nationale.
Il est désormais acquis et cela me paraissait indispensable que la commune demeure la cellule de base de notre organisation territoriale tout en inscrivant son action dans un cadre intercommunal rénové et démocratisé qui favorise l'indispensable mutualisation des moyens.
La déclinaison de cette réforme a donné lieu cette année à la mise en place du schéma de coopération intercommunale.
Dans ces discussions, je n’ai jamais avancé un pas sans être en accord avec les maires concernés et je me réjouis que la CDC du pays Beaumontais ait trouvé un accord de bons sens avec sa voisine Risle Charentonne. Félicitations Jean-Claude et félicitations à tous les maires concernés pour leur esprit de responsabilité.
La réforme de la TP et non sa suppression diminue la pression fiscale pour certaines entreprises mais il faut avoir le courage de le dire elle n'est pas neutre pour d'autres, même si globalement au niveau national elle allège cette fiscalité.
Je veux aussi préciser que cette réforme n'a pas impacté en 2010 et 2011 négativement les recettes fiscales intercommunales et communales grâce à la mise en place du fond national de garantie individuelle de ressource (FNGIR).
La loi sur la BURKA interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public a donné lieu elle aussi à des débats passionnés. Mais il s'agissait plus que d'un symbole. C'était une question de dignité pour les femmes sur le Territoire de la République. C'était une question qui touchait aux fondements mêmes de la République et de sa capacité à assimiler les étrangers qu'elle accueille.
Le Grenelle II de l'environnement a conforté notre volonté d'exemplarité dans la protection de l'environnement pourvu que nous soyons lucides dans la compétition économique mondiale et que l'on ne charge pas l'économie française de quelques réglementations supplémentaires tatillonnes qui ne sont pas à la hauteur des enjeux environnementaux planétaires car nous n'avons aucun droit ni probablement aucun moyen d'empêcher le développement économique de l'Inde et de la Chine.
Quant à la LMA (loi de modernisation agricole) elle est certes incomplète mais elle trace néanmoins les axes de l'indispensable protection de l'avenir de notre filière agricole en considérant que l’agriculteur n’est ni le cantonnier qui entretien le territoire ni le fonctionnaire qui remplit des demandes de subvention mais un entrepreneur qui a un savoir-faire, qui veut produire et vendre au-delà de son prix de revient
Dans le domaine économique, la LME (loi de modernisation de l’économie) a voulu codifier les délais de paiement entre clients et fournisseurs à 45 jours, mais nous dévons avoir une interrogation pour les commerces, le prêt à porter par exemple dont les taux de rotation sont de l’ordre de 2 par an.
Toujours dans le domaine économique, le statut d'entrepreneur individuel à responsabilité limitée dont on parle peu mais qui était une revendication de bon sens, notamment des artisans a été voté. Car enfin au nom de quoi le petit entrepreneur ou le petit artisan devrait-il être traité en cas d'incident, moins bien que la grande multinationale ? Au nom de quoi pour les uns la responsabilité s'arrêterait au patrimoine de l'entreprise et pour les autres, les plus petits, la responsabilité ne s'arrêterait pas au patrimoine de l'entreprise mais au patrimoine personnel ? Dans notre République on parle tant de justice ; c'est une exigence de justice que de protéger les artisans et petits entrepreneurs du risque sur leurs biens personnels et de protéger leur famille. C'est fait.
Dans cet esprit de justice, je me réjouis que la décristallisation des pensions des anciens combattants africains et l'alignement des pensions de tous ceux qui se sont un jour battus pour la France soient désormais sanctuarisée et je me réjouis que la retraite des Anciens Combattants soit revalorisée de 4 points dans le respect des engagements du président de la République et qui se plaindra de la suppression des droits de succession pour 95% des français ou encore de la revalorisation de 25% de l’allocation d’adulte handicapé et du minimum vieillesse.
Par ailleurs, l’immigration a été maitrisée avec la reconduite de 30 000 immigrés clandestins par an
Le gel des dépenses publiques n’est pas une partie de plaisir avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux mais la France a créé un million de postes de fonctionnaires depuis 1990. Est-ce qu’en 1990 la France était moins bien administrée c’est une question que l’on doit se poser.
Ce gel des dépenses publiques a permis pour la 1ère fois depuis 1945 de voter un budget en régression de 45 milliards par rapport au précèdent.
Bien sûr et il faut le dire, tout n'a pas été réussi, mais la réalité c’est que le nombre des réformes depuis 2007 n’est pas discutable. On peut être pour, on peut les juger incomplètes ou au contraire les juger trop abruptes mais personne ne peut nier que l’engagement sur des points essentiels et surtout sur des points structurants a été tenu.
C’est dans ce contexte que j’ai exercé la mission que vous m’avez confiée. Avec ma sensibilité de gaulliste social qui était si chère à mon regretté ami Philippe Séguin et portée désormais par François Fillon et Michèle Alliot Marie. J’ai inlassablement sillonné la circonscription pour écouter, comprendre agir et aider. Avec humilité, je confesse ne pas avoir connaissance de tout, donc par conséquent pas un avis sur tout comme certains qui n’hésitent pas à répondre à tout, parfois en creux et parfois n’importe quoi. C’est pourquoi, votre avis, votre opinion m’intéressent au plus haut point, d’autant plus que l’impact des choix politiques nationaux a des implications et des répercussions locales évidentes. Avant que les choix soient définitifs je me fais un devoir lorsque cela est possible de faire remonter votre avis. C’est ainsi que j’ai organisé des réunions de circonscription sur les dépenses publiques, les investissements d’avenir, la réforme des collectivités territoriales, la bioéthique l’Europe et la compétitivité des entreprises.
Etre élu de la nation confère des devoirs envers celles et ceux qui vous ont fait confiance. Je n’oublie jamais que je suis avant tout l’élu d’une circonscription et ma loyauté envers le gouvernement et le groupe parlementaire auquel j’appartiens ne me confère pas pour autant une vocation de député godillot. Ainsi, je n’ai pas voté la loi HADOPI considérant que la liberté d’internet est une liberté fondamentale, je n’ai pas voté la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité) considérant que paradoxalement l'ouverture des marchés à la concurrence telle que conçue dans cette loi contenait les germes d'une augmentation du prix de l'électricité, le financement du RSA reposant sur les revenus du patrimoine y compris pour les revenus les plus modestes n’a pas reçu mon assentiment. En outre, j’ai fait partie des députés frondeurs concernant la répression routière considérant que si la sécurité routière est essentielle et que par conséquent, elle nécessite un dispositif répressif, tout excès devient un défaut, sans que l'on puisse reprocher aux forces de l'ordre d'appliquer les directives.
Le travail législatif c’est aussi alimenter la production législative en déposant des propositions de loi dont le fondement, en ce qui me concerne, émane des échanges permanents que j’ai avec les habitants de la circonscription. Je suis d’ailleurs honoré d’avoir proposé et fait voter une proposition de loi sur le renforcement de la protection des consommateurs en matière de vente à distance. Elle vient d’être intégrée dans la loi visant à protéger les consommateurs. Elle a pris naissance dans la circonscription consécutivement aux drames générés par la faillite de la CAMIF.
C’est dans cet esprit d’être complètement empreint du pouls de la circonscription que j’effectue moi-même le maximum de permanences.
Ce contact direct avec les habitants me permet de mieux sentir leurs préoccupations et de tenir compte de leurs suggestions.
La défense des dossiers et la chasse aux subventions pour les associations et les municipalités constitue pour moi un devoir. C'est ainsi que plusieurs millions de subventions exceptionnelles reviennent dans la circonscription. J’insiste, ce ne sont pas des subventions de droit commun, il faut aller les chercher. Les chefs d'entreprises savent aussi que je ne rechigne jamais à les accompagner dans les ministères pour défendre un dossier et nous avons eu quelques satisfactions notamment dans le domaine fiscal.
Et demain pouvez-vous légitimement me demander.
L’avenir de notre nation repose sur son aptitude à regarder la vérité en face. Et cette vérité a aujourd’hui un nom : la dette.
La crise des dettes souveraines est plus qu’un problème financier. La crise des dettes souveraines révèle un problème de civilisation et plus précisément un problème d’une civilisation européenne qui a préféré vivre au-dessus de ses moyens en s’endettant plutôt que de se remettre en cause. Tout programme politique ignorant cette donnée cruciale relève de Merlin l’Enchanteur.
Pendant des années à gauche, au centre, à droite, on a fait prendre au pays le risque des retards et les additions coûtent cher aujourd’hui.
Nous sommes plongés au cœur des tensions de la mondialisation. Ce qui est en jeu avec cette crise des dettes souveraines, c’est le sort de notre indépendance nationale
et c’est le sort de l’union européenne
Notre premier devoir c’est d’affronter la réalité, sans démagogie. Quand on a 1 700 milliards de dettes, il est inutile de s’en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux traders ou qui sais-je encore. Il faut avoir le courage de se reprendre en main car la réalité ne pardonne pas qu’on la méprise, elle se venge en effondrant le rêve et en le piétinant écrivait Huysmans.
A l’évidence, 3 grands défis sont devant nous.
Le premier, c’est l’Europe. J’en parle d’autant plus aisément que je n’étais pas favorable au traité de Maastricht. Depuis les choses ont évolué et son redressement, son renforcement, la poursuite de son unification constituent la résolution du 1er défi parce que aucune des nations européenne ne sortira seule de la crise actuelle. Ceci implique un véritable agenda européen au service de l’emploi, de l’innovation et de la compétitivité avec la mobilisation des fonds structurels pour lutter contre les problèmes de financement des entreprises et dans un autre registre la taxation sur les transactions financières.
Dans ce domaine le Président de la République a décidé que la France irait de l’avant avec l’intuition forte que nous serons suivis dans cette démarche.
Le second défi est double, il s’agit de l’emploi et de la compétitivité qui sont intimement liés.
Concernant l’emploi, des réponses immédiates peuvent être apportées pour stopper la progression de ce fléau social qu’est le chômage par une meilleure mobilisation des mesures qui ont fait leurs preuves au plus fort de la récession en 2008 /2009 et par la mise en place de nouvelles actions structurelles notamment en renforçant le caractère systématique de la formation des demandeurs d’emploi pour répondre aux besoins des entreprises.
Mais le véritable paravent contre le chômage, la seule vraie garantie de l’emploi c’est le carnet de commande des entreprises, des artisans, des commerçants, c’est donc leur compétitivité. C’est une question fondamentale.
Ce n’est pas une affaire de gauche ou de droite, c’est une affaire de bon sens. Si on produit la même chose que nos voisins, mais si pour produire la même chose cela coute plus cher chez nous, il ne faut pas s’étonner que l’on perde des parts de marché.
Ce n’est pas une question d’opposition ou de majorité, c’est une question de réflexion. Pour résoudre durablement le chômage, la question de diminution des charges sociales sur le travail est clairement posée.
Si l’on ne peut plus produire en France parce que le coût du travail est discriminant par rapport à nos concurrents ne serait-ce qu’européens, la France se videra de son sang et alors où nos enfants trouveront ils un emploi ?
La question doit être clairement posée : est ce que la société française fait le choix de l’emploi, donc de la croissance, donc de la compétitivité ou est-ce que la société française fait le choix du court terme pensant que l’on peut continuer à financer un modèle social sur les déficits et les dépenses publiques. Voilà le choix et ce choix s’impose absolument à toute personne ayant la responsabilité du pays.
Naturellement, si on ne paye pas les cotisations sur le travail, il faudra bien trouver un autre système de financement.
Ça fait des années que le sujet est débattu, à droite comme à gauche. Il faut trancher si nous voulons vraiment être une terre de production et la seule question qui vaille est est ce que cette réforme est utile pour la France en ayant présent à l’esprit qu’il est urgent de mettre un coup d’arrêt à la désindustrialisation de notre pays.
Le 3ème défi c’est la nécessité de continuer à réduire nos déficits. Les dépenses publiques annuelles excèdent aujourd’hui les 1 000 milliards d’euros – 350 pour le budget de l’état, 450 pour les prestations sociales et 220 pour les collectivités locales et cela fait 30 ans que nous n’avons pas un budget en équilibre en France générant une dette de 1 700 milliards dont 50% sont détenus par des créanciers étrangers.
Nous ne pouvons pas laisser sur le berceau de nos enfants une telle situation qui pourrait engager l’indépendance de notre pays.
Le chemin du redressement est engagé puisqu’en 2011 notre déficit sera inférieur de 4 milliards à la dernière prévision et probablement inférieur aux 5,7% du PIB qui constituent l’engagement du gouvernement.
C’est maintenant que se juge la force d’âme de notre pays et sa capacité à regarder les faits au-delà des clivages, sur l’avenir de l’Europe, la résorption de nos déficits, la question de notre compétitivité, le sort de notre pacte social lui-même.
Ce sont des problèmes brulants, ce sont des problèmes incontournables qui se posent à tous les gouvernements quels qu’ils soient. Les solutions à ces problèmes ne sont peut être pas faciles à entendre, pas faciles à mettre en œuvre mais notre pays n’en est pas à sa première épreuve devant l’histoire. Par le passé, d’autres générations ont eu à se retrousser les manches pour bâtir notre prospérité et d’autres ont eu à se battre les armes à la main pour notre liberté ; Alors, pourquoi serions nous incapable de relever le gant ?
Les temps changent, les générations passent mais une voix doit persister : celle de l’unité de la Nation, d’une Nation qui s’est progressivement organisée autour de territoires, de langues, d’un État pour devenir ce qu’est la France d’aujourd’hui : un point ardent dans la géographie du monde. Renoncer, douter serait se parjurer devant l’histoire. Ce serait laisser le terrain libre à tous ceux qui surfent sur ces mirages que sont le partage du travail, la retraite le plus tôt possible, l’endettement sans fin, la diabolisation du capital, le protectionnisme que sais-je encore. Entre le défaitisme et la démagogie il existe un espace politique pour l’action et le bon sens
Au cours de cette campagne présidentielle, les français hésiteront, réfléchiront mais au bout du compte, la question de crédibilité des candidats s’imposera. Elle s’imposera parce que la nouvelle sonne mondiale sera dans l’élection comme elle ne l’a jamais été.
De la crise financière à la crise de FUKUSHIMA, de l’impasse grecque à la révolte des pays arabes en passant par notre indispensable compétitivité, c’est bien la conduite de la France dans la mondialisation dont il sera question.
La question de la crédibilité s’imposera car pour aller conquérir chaque point de croissance dans la compétition internationale pour réduire nos déficits et écarter la menace mortelle que fait peser le surendettement des états européens, pour tenir notre pacte social et républicain, pour maitriser les grands enjeux de notre temps, l’énergie, les flux migratoires, la gouvernance mondiale, l’Europe politique, pour faire tout cela il faut une certaine force, une certaine gravité bref une certaine crédibilité.
Permettez moi maintenant mes chers amis d'avoir un mot plus personnel. En effet, je dois vous dire que dans le devoir de vérité et de respect qui doit sous tendre l’action politique, je solliciterai à nouveau vos suffrages les 10 et 17 juin. Cette décision je l’ai murement réfléchie. Elle est le résultat de nombres d’encouragements émanant d’horizons les plus divers mais notamment de nombreux maires ; c’est pour moi la reconnaissance du travail accompli depuis 10 ans.
Et puis, cette circonscription elle me coule dans les veines, je ne suis pas de passage, je la parcours depuis 25 ans, dont 10 ans en tant que député. Sa dimension humaine me passionne avec cette ruralité à laquelle je suis profondément attaché et pour laquelle je viens de faire 2 propositions dans le cadre d’une contribution de la ‘droite rurale’ dont je suis membre. Il s’agit du haut débit et du très haut débit en zone rurale et de la démographie médicale dont la situation déplorable dans notre département (dernier de France dans le domaine), mérite vraiment une attention particulière
En conclusion je vous le dis, c’est vous qui me faites avancer en permanence et je prends l'engagement de poursuivre cette mission avec le même enthousiasme, la même énergie.
Ce qui est essentiel pour moi, c’est de ne pas vous décevoir, car je suis des vôtres.
C’est d’assumer avec responsabilité, loyauté, discernement et courage le mandat qui m'est confié en étant le député de tous.
Ce qui est essentiel pour moi c'est avec vous de contribuer à rassembler nos concitoyens au delà des clivages traditionnels car il n'y a pas un peuple de gauche contre un peuple de droite, il n'y a que le peuple de France. Rassembler est notre devoir et le devoir c’est l’espoir et c’est l’assaut disait De Gaulle alors ensemble partons à l’assaut de cette année 2012
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2012