Voeux

Vœux 2012 de Jean-Pierre NICOLAS, député de l’Eure


Le moment de fraternité que constitue la présentation des vœux revêt cette année un caractère très particulier. En effet, si plus que jamais, il doit reposer sur la solidarité, il doit aussi, plus que jamais, être empreint de vérités sur lesquelles pourront reposer des vœux d’espoir sans faire dans quelque angélisme ou béatitude décalés par rapport au possible. D’ailleurs «  il n’y a de réussite qu’à partir de la vérité écrivait le Général De Gaulle ».
 

La vérité c’est que la bascule planétaire économique vers l’Asie est effective. Depuis 2010, ce n’est plus l’occident mais l’Asie qui est devenue  le plus grand producteur industriel mondial. Alors qu’elle sera dans 20 ans la place de l’Europe et de la France dans le Monde dont le centre de gravité a changé ?
 

La vérité, c’est que l’Europe  a vécu à crédit depuis plusieurs décennies. La vérité c’est que notre pays n’a pas eu de budget équilibré depuis plus de 30 ans avec des dépenses publiques annuelles de plus de 1000 milliards d’euros dont 450 pour les prestations sociales, une dette de 1700 milliards et la nécessité de trouver chaque année 180 à 200 milliards pour combler le déficit. On s’est habitué à vivre à crédit et aujourd’hui 50% de notre dette est détenue par des créanciers étrangers. Dans ce contexte la maîtrise de notre souveraineté, c’est-à-dire la maîtrise de notre liberté d’agir par nous-même selon les valeurs de notre pacte républicain passe inéluctablement par la résorption de notre déficit public. C’est primordial pour ne pas connaître le destin de certains pays. C’est primordial aussi pour dissiper la peur de notre jeunesse en allégeant le fardeau de la dette qui pèse au-dessus de chaque berceau.
 

Notre pacte social, véritable amortisseur de la crise, doit d’évidence être préservé même s’il est nécessaire de quitter les chemins du passé pour assurer l’équilibre financier de la sécurité sociale.


La compétitivité de notre économie est essentielle pour endiguer le fléau insoutenable du chômage. A l’aube d’échéances électorales majeures, elle doit être source de réflexion démocratique sans crispation idéologique. La conversion du modèle de croissance à crédit vers la réhabilitation de la production, de l’investissement et de l’innovation s’imposera car notre pays a des atouts : son dynamisme démographique, une main d’œuvre qualifiée et productive, des ressources d’épargne abondante, des pôles d’excellence publics et privés, un patrimoine, une culture , un art de vivre sans équivalents et une très grand diversité de territoire dans laquelle la ruralité occupe une place de modérateur remarquable.
 

Fort de ces atouts la poursuite de la modernisation de notre pays est de bon sens. Je souhaite qu’elle s’effectue sur un socle d’équité sociale conçu à partir d’une vérité équilibrée pour construire plutôt que détruire en formant le vœu que la difficile tâche d’agir pour la France ne soit pas étouffée par le penchant bien plus facile de tout contester.


En formant pour chacun et chacune des lecteurs de monsite internet et pour ceux qui leur sont chers, avec une pensée spéciale pour ceux qui sont dans la peine ou l’angoisse, mes vœux les plus chaleureux pour cette année 2012 que nous devons aborder avec confiance, espoir et détermination pour faire en sorte que l’épanouissement individuel se conjugue avec la cohésion et l’harmonie sociale. Bonne et heureuse année 2012.

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